OM : De Zerbi tacle l’arbitrage après la défaite contre le Sporting en Ligue des Champions

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Alors que l’Olympique de Marseille sortait d’une éclatante victoire face à l’Ajax (4-0), ce déplacement à Lisbonne pour affronter le Sporting Portugal avait tout du test décisif dans cette phase de groupes de Ligue des Champions 2025-2026. Malheureusement pour les Phocéens, la soirée a tourné en duel frustrant, marqué par des décisions arbitrales contestées. Roberto De Zerbi, fidèle à son franc-parler, n’a pas mâché ses mots.

Un match crucial plombé par une infériorité numérique

Ce duel face au Sporting, également à égalité de points avant ce troisième acte, s’apparentait à une véritable finale avant l’heure. L’OM, revigoré par sa démonstration contre l’Ajax, est arrivé avec ambitions et confiance. Mais la rencontre a rapidement viré au cauchemar avec l’expulsion contestée d’Emerson dès la 32e minute. Une décision qui a laissé les Marseillais à dix pour plus d’une heure de jeu, et obligé De Zerbi à revoir tout son plan tactique.

Privé de son latéral, l’entraîneur italien a dû adapter son système : « J’ai sorti Greenwood car ils ont expulsé Emerson. On devait descendre à 5, celui qui avait plus des caractéristiques défensives et offensives, c’était Igor » a-t-il analysé en conférence de presse d’après-match. Malgré cette réorganisation, l’OM n’a jamais sombré et a montré une vraie résilience. « Même à 10, nous n’avons pas tellement souffert« , poursuit De Zerbi, pointant un certain manque de verticalité dans le jeu lisboète.

De Zerbi dézingue l’arbitrage : des propos forts qui alimentent la polémique

La véritable tonalité de la soirée est toutefois venue des propos sans détour du coach olympien sur l’arbitrage. Selon Roberto De Zerbi, ce match a été clairement influencé par « des erreurs d’arbitrage« . Il va encore plus loin : « Je ne pense pas que l’arbitre était bon pour un match de ce genre […] il n’était pas apte pour disputer un match de ce niveau » (source : conférence de presse UEFA, Lisbonne, 21 octobre 2025).

Un coup de gueule pas anodin. Dans une campagne européenne où chaque point compte, et alors que l’OM cherche à retrouver les huitièmes de finale, ces décisions controversées pèsent lourd. D’autant plus que dans le contexte d’une rivalité historique avec le PSG, toujours habile dans la gestion des grands rendez-vous européens, ces déboires renforcent la frustration côté marseillais. Le club parisien, fort d’un effectif pléthorique et d’un arbitrage généralement peu contesté, fait figure de modèle aux yeux de certains, ce qui intensifie d’autant plus le sentiment d’injustice à Marseille.

Quel impact pour la suite de la campagne européenne ?

Sur le plan du jeu, l’OM montre des choses intéressantes : pressing haut, transitions rapides, et qualité technique dans l’entrejeu, notamment grâce au duo Rongier-Veretout. Mais les décisions arbitrales et une certaine nervosité dans les moments clés parasitent les bons signaux. Cette défaite à Lisbonne fragilise la position des Phocéens dans le groupe et rend impératif un résultat positif lors du prochain choc… contre le Sporting au Vélodrome, dans ce qui ressemble déjà à un match à quitte ou double.

Côté moral, De Zerbi tente de mobiliser ses troupes autour de l’injustice ressentie. Méthode périlleuse, mais qui peut aussi renforcer la cohésion d’un groupe face à l’adversité. Pour espérer rattraper le PSG et ses parcours européens plus réguliers, l’OM devra avant tout afficher plus de maîtrise émotionnelle.

En attendant, l’OM est à un moment charnière. Réagir avec caractère sera impératif, non seulement pour sauver sa campagne européenne, mais aussi pour poursuivre sa dynamique en Ligue 1, où la rivalité avec Paris reste plus intense que jamais.

Conclusion : un coup d’arrêt… et une prise de conscience ?

Le revers face au Sporting, au-delà de la simple défaite, met en lumière les fragilités mentales encore palpables à Marseille lors des grands rendez-vous. Roberto De Zerbi a voulu dénoncer un arbitrage inapproprié, mais il devra, dans les jours qui viennent, se concentrer sur la remobilisation de son collectif.

À un moment où la comparaison avec le PSG est inévitable, l’OM doit transformer sa frustration en motivation. Et cela commencera dès le retour au Vélodrome, dans une rencontre où il ne sera plus question d’excuses. La Ligue des Champions n’attend pas.

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