Une soirée frustrante pour l’Olympique de Marseille, battu 2-1 par le Sporting Portugal lors de la 3e journée de la phase de groupes de la Ligue des Champions 2025-2026. Les hommes de Roberto De Zerbi, pourtant bien entrés dans leur match, ont vu leurs espoirs s’envoler en seconde période après une série de choix discutables et d’erreurs individuelles. Décryptage de ce match riche en enseignements.
Les Tops : des éclairs individuels chez les Lisboètes, Rulli solide malgré tout
Geronimo Rulli : sans lui, l’addition aurait été bien plus salée pour l’OM. Le gardien argentin a réalisé plusieurs parades décisives face aux vagues lisboètes, repoussant notamment un face-à-face crucial en première période. Malheureusement pour lui, deux erreurs défensives de ses coéquipiers font vaciller sa copie, malgré une performance globalement impeccable.
Geny Catamo : le joker gagnant de Rui Borges. Entré à l’heure de jeu, l’international mozambicain a transpercé la défense marseillaise par sa vivacité et sa justesse technique. Il est l’auteur du but égalisateur sur une séquence où il exploite parfaitement le mauvais alignement de Benjamin Pavard.
Rui Borges : le coach du Sporting a su ajuster son plan en cours de match. Profitant de l’expulsion d’Emerson juste avant la pause, il n’a pas hésité à jouer plus offensif. Ses changements, notamment l’entrée de Catamo et Santos, ont totalement dynamisé le jeu portugais. Un coaching gagnant, contrairement à celui de De Zerbi.
Les Flops : Pavard en perdition, Emerson irresponsable, De Zerbi trop frileux
Emerson : le tournant du match. Juste avant la mi-temps, le latéral tente une simulation grotesque dans la surface adverse. La VAR, impitoyable, intervient. Résultat : carton jaune transformé en rouge après visionnage. À 10 contre 11, l’OM perd en intensité et subit. Une erreur de jugement incompréhensible pour un joueur d’expérience.
Benjamin Pavard : l’un des visages du naufrage marseillais. L’international français est directement impliqué sur les deux buts encaissés. D’abord en couvrant Catamo sur l’égalisation, puis en inscrivant un but contre son camp sur le corner du 2-1. Une soirée cauchemar pour celui qui est censé incarner le leadership défensif de l’OM. Une performance remarquée, mais pas dans le bon sens, qui pourrait lui coûter sa place dans les prochains matchs européens.
Roberto De Zerbi : pointé du doigt pour son manque d’audace. En infériorité numérique, l’entraîneur italien opte pour une attitude réflexe : sécuriser le score. Mais face à un Sporting en pleine intensité, cette posture attentiste coûte cher. Aucune véritable réaction offensive, aucun sursaut. L’OM s’incline sans vraiment combattre, dans un scénario que les supporters marseillais ne veulent plus revivre… surtout en Ligue des Champions.
Un coup d’arrêt dans la course à la qualification européenne
Avec cette défaite, l’Olympique de Marseille reste scotché à trois points après trois journées. Dans un groupe homogène, la marge d’erreur se réduit drastiquement pour espérer voir les huitièmes de finale. Ce revers fait mal, d’autant plus qu’il intervient au cœur d’un mois d’octobre chargé, entre Ligue 1 et affrontements décisifs sur la scène européenne.
La comparaison avec le PSG est inévitable. Si les Parisiens survolent leur groupe cette saison avec des victoires autoritaires, l’OM peine encore à prendre le bon virage sous l’ère De Zerbi. L’écart entre les deux rivaux semble encore tangible, malgré les efforts de la direction phocéenne pour bâtir un effectif compétitif.
Il faudra réagir vite, notamment dans le match retour au Vélodrome. Car dans ce groupe dense, rien n’est encore joué, mais la place se vendra cher. Et pour Marseille, retrouver cette rage européenne reste une priorité.