L’Olympique de Marseille avait à cœur de poursuivre sa belle dynamique européenne après sa démonstration contre l’Ajax Amsterdam (4-0) lors de la dernière journée de Ligue des Champions. Mais face au Sporting Portugal, dans une ambiance électrique au stade José Alvalade, les hommes de Roberto De Zerbi ont butté sur un arbitrage jugé catastrophique par Pierre-Emerick Aubameyang. Défaite 2-1 amère, et polémique en prime.
Une entame parfaite gâchée par une expulsion discutable
Les Marseillais avaient pourtant bien débuté la rencontre. En première période, la maitrise technique et tactique du onze olympien leur permet d’ouvrir le score grâce à un but de Vitinha, bien servi par Harit. Le pressing haut, la densité au milieu et une défense bien en place ont longtemps étouffé les ambitions du Sporting.
Mais le tournant du match intervient juste avant l’heure de jeu : Emerson, latéral gauche phocéen, est expulsé pour un second carton jaune controversé. Une décision qui a déclenché la colère de Pierre-Emerick Aubameyang. À l’issue de la rencontre, le buteur gabonais s’est montré très critique envers le corps arbitral européen :
« C’est sûr que c’est compliqué. Les arbitres n’ont pas été au niveau, il n’y a rien à dire. Le premier jaune qu’Emerson prend, c’est scandaleux. (…) Voir des arbitres comme ça en Ligue des Champions, c’est scandaleux. »
Ce faible niveau d’arbitrage est un sujet récurrent dans les compétitions majeures comme la Ligue des Champions. L’UEFA a pourtant renforcé son programme d’évaluation et de formation des arbitres, mais il semble que le progrès tarde à se traduire sur le terrain.
Conséquences sur la dynamique européenne de l’OM
Avec cette défaite (2-1), l’OM compromet légèrement sa qualification directe pour les huitièmes de finale, même si rien n’est encore perdu. Avant la rencontre, Marseille dominait son groupe avec six points. Désormais à égalité avec le Sporting, la marge d’erreur est réduite. Cette frustration exacerbe aussi la pression sur les joueurs clefs, dont un Aubameyang de plus en plus décisif mais aussi exposé.
On notera que ce genre de match à tension élevée est aussi un révélateur d’un point précis : la personnalité du groupe. Là où l’OM a souvent été catalogué comme fragile par le passé, cette édition 2025-2026 montre un nouveau visage. Les recrues estivales, notamment Martínez Quarta en défense ou Thiago Almada en soutien offensif, affichent davantage de caractère et de maturité face à l’adversité.
Cap sur la Ligue 1 et le Classique
Suite à cette déconvenue européenne, l’OM n’a pas le temps de cogiter. Dès le week-end prochain, c’est un défi tout aussi intense qui les attend avec un déplacement au Parc des Princes pour affronter le PSG. Dans un contexte de tension persistante entre les deux clubs, ce Classique s’annonce déjà bouillant. Paris, malgré une campagne européenne également mal embarquée, affiche une forme inquiétante en Ligue 1, où tout faux pas est désormais capital.
L’OM arrivera revanchard et avec une forte envie de remettre les pendules à l’heure. Un succès à Paris offrirait non seulement un signal fort en championnat, mais aussi une réponse symbolique à cette frustration lisboète. Aubameyang, probablement aligné à la pointe de l’attaque, aura à cœur de transformer sa colère en énergie positive sur le terrain.
La Ligue des Champions n’a pas fini de faire parler cette saison, et l’arbitrage y restera un débat central. Mais Marseille doit vite rebondir pour garder son destin en main—en Europe comme en France.