La Ligue des champions version 2024-2025, avec son nouveau format élargi à 36 clubs, s’annonce comme un véritable champ de mines pour les clubs français. Enfin de retour sur la scène européenne majeure, l’Olympique de Marseille devra faire face à un tirage très relevé dès la phase de groupes. L’AS Monaco, quant à elle, s’apprête à vivre un tournoi tout aussi périlleux, voire plus complexe encore. Le sort du tirage au sort du 28 août pourrait déjà sérieusement impacter les espoirs tricolores.
Un nouveau format qui change (presque) tout
Désormais, la Champions League ne se joue plus en groupes de quatre mais en une seule phase de ligue réunissant 36 équipes. Chaque formation disputera huit matchs contre huit adversaires différents, répartis équitablement selon les chapeaux : deux équipes issues de chaque pot. Ce format veut garantir un plus grand équilibre… mais pourrait bien condamner Marseille et Monaco à une difficulté extrême d’entrée de jeu.
L’OM, grâce à un coup de théâtre en Croatie et la victoire inespérée du HNK Rijeka en championnat – privant le Dinamo Zagreb (au meilleur indice UEFA) de ticket direct – parvient in extremis à grimper dans le chapeau 3. Un moindre mal, car Marseille (coefficient UEFA : 48 000) aurait pu être relégué dans le dernier pot. Toutefois, ce gain de place ne suffira pas à éviter l’inscription au menu de deux mastodontes issus des pots 1 et 2.
Pour l’OM : un chaudron européen d’entrée
Même dans le chapeau 3, le défi reste monumental pour l’OM. Le club devra affronter deux géants du chapeau 1 – possiblement le Real Madrid, Manchester City, le Bayern Munich ou encore… le Paris Saint-Germain – et deux autres grands noms du chapeau 2 comme Arsenal, le Bayer Leverkusen d’Xabi Alonso, ou la Juventus. Ce n’est donc pas le groupe de la mort, mais plutôt une phase de la mort. Le retour du club phocéen en Ligue des champions après trois saisons d’absence s’annonce donc ultra-compétitif. Et cela, avant même de savoir si Marseille sera dirigé par Roberto De Zerbi, sur les tablettes du club.
Monaco : l’horreur du chapeau 4
La situation s’annonce encore plus corsée pour Monaco, qui pourrait être logé dans le chapeau 4, le plus redouté, sauf surprise en barrage. Conséquence directe : l’ASM devra se frotter à au moins trois adversaires mieux classés, issus des chapeaux 1, 2 et 3. Avec des probabilités non négligeables de rencontrer des ogres européens dans chacune de ces strates, les hommes d’Adi Hütter entreraient en Ligue des champions sans joker et avec une pression maximale sur les épaules.
Le contraste est d’autant plus frappant quand on regarde d’autres clubs du pot 4 à la trajectoire moins menaçante, tel que Brest. Profitant d’un meilleur tirage au sort potentiel, ces clubs pourraient envisager un parcours plus clément, bien que leur coefficient soit bien inférieur.
Impact sur les ambitions françaises
Ce tirage sévère, combiné au nouveau format, soulève de vraies inquiétudes pour la représentation française en phases avancées. Le PSG, ancré dans le chapeau 1, échappera à ces confrontations précoces… mais pour Marseille et Monaco, l’enjeu sera de taille dès les premières journées. L’indice UEFA de la France, en quête de stabilité dans le top 5, dépendra fortement de leurs résultats sur la scène européenne.
Le 28 août prochain pourrait donc marquer un tournant pour la saison européenne de ces deux clubs français. Un tirage lourd comme un couperet plane sur les ambitions de l’OM et de l’ASM, forçant les dirigeants à anticiper l’impact de confrontations de très haut niveau sur leur dynamique nationale et continentale.