Alors que l’OM en avait fait une priorité estivale, Edon Zhegrova prend la direction de la Juventus pour la saison 2025-2026. Retour sur un transfert manqué qui en dit long sur la stratégie marseillaise…
Un échec révélateur dans le mercato marseillais
Le feuilleton Edon Zhegrova s’achève avec un goût amer sur la Canebière. Priorité offensive du board phocéen pour dynamiser les ailes, l’international kosovar (26 ans) rejoint finalement la Juventus, validant une opération estimée à un peu plus de 20 millions d’euros selon les chiffres communiqués par le LOSC et confirmés par les médias italiens (Sky Sport, Tuttosport).
Pour l’OM, cet échec ne se résume pas à une simple bataille perdue sur le marché des transferts : c’est un signal fort envoyé aux autres écuries européennes. Malgré un projet sportif ambitieux, Marseille peine toujours à rivaliser quand un grand d’Europe entre dans la danse. Zhegrova souhaitait disputer la Ligue des Champions — un objectif que le club phocéen n’a pas atteint cette saison, à l’inverse du PSG ou de la Juventus, deux concurrents avec une aura européenne largement supérieure.
L’entourage du joueur avait pourtant maintenu le contact avec l’état-major marseillais, mais la Juventus a su convaincre sportivement et financièrement. Pour Marseille, c’est une cible de plus qui s’échappe, alors que le besoin de renfort offensif est crucial, surtout en vue de la Ligue Europa et du marathon de la Ligue 1 2025-2026.
Zhegrova, un profil qui aurait fait du bien à l’OM
Edon Zhegrova n’était pas ciblé par hasard. Ailier virevoltant, technique et fort dans le un contre un, le natif d’Herford (Allemagne) sortait de trois saisons pleines avec le LOSC : 107 matchs officiels, 26 buts et de nombreuses passes décisives (source : Transfermarkt). En Ligue 1, il avait régulièrement brillé face aux cadors, y compris contre le PSG, avec notamment une passe décisive au Parc lors de la saison 2024-2025.
Dans le système proposé par Roberto De Zerbi, nouveau coach de l’OM cette saison, Zhegrova aurait pu être un élément-clé. Sa capacité à dézoner, à porter le ballon et à créer des déséquilibres aurait parfaitement complété l’attaque marseillaise, parfois stérile face aux blocs bas l’an dernier. À côté de joueurs comme Aubameyang ou Iliman Ndiaye, Zhegrova aurait pu apporter cette touche de folie nécessaire pour déverrouiller certaines situations.
Mais cette piste refermée précipite désormais l’OM vers d’autres alternatives. Des noms circulent déjà : Joaquin Correa (Inter Milan), Arnaud Kalimuendo (Rennes) ou encore Ismaïla Sarr (en manque de forme). Aucun, toutefois, n’offre aujourd’hui la même garantie de percussion que l’ancien Dogue.
Conséquences sur la saison de l’OM
Privé de Ligue des Champions mais toujours engagé en Ligue Europa et dans un championnat domestique très relevé, l’OM n’a pas le droit à l’approximation. Dans une saison 2025-2026 où le PSG semble encore renforcer ses lignes (avec les arrivées confirmées de Güler et João Neves), chaque mercato compte double. Ne pas recruter Zhegrova, c’est aussi laisser filer une opportunité de réduire l’écart avec le rival parisien.
Alors que la Juventus devrait aligner le Kosovar dès la 3e journée de Serie A face à la Fiorentina, Marseille, lui, se retrouve face à ses propres lacunes. Le public du Vélodrome, toujours exigeant, attend une vraie réponse d’ici la fin du mercato, sous peine de voir l’écart se creuser avec les ambitions affichées en interne.
L’erreur serait de penser que ce transfert manqué est anecdotique : il pourrait bien avoir de lourdes répercussions sur la dynamique marseillaise cette saison — à commencer dès le prochain choc face au PSG, prévu fin octobre 2025 au Vélodrome. Un rendez-vous qui, une fois encore, risque de révéler les carences structurelles entre les deux historiques ennemis.
Affaire à suivre, donc. Mais une chose est sûre : l’OM doit désormais vite rebondir, car en 2025-2026, l’attente n’a jamais été aussi forte sur la Canebière.