Le dernier jour du mercato est toujours synonyme de surprises, et l’OM version 2025/2026 n’a pas dérogé à la règle. Si Benjamin Pavard a fait sensation en rejoignant Marseille en prêt depuis l’Inter Milan, un autre Bleu était dans le viseur olympien : Axel Disasi. Le défenseur central de Chelsea était bel et bien ciblé, mais le deal a avorté pour des raisons administratives et réglementaires. Décryptage d’une opération manquée qui aurait pu encore plus bouleverser l’arrière-garde phocéenne.
Axel Disasi, un autre international français dans le viseur
Le mercato marseillais version 2025 s’est emballé dans ses dernières heures. Le départ surprise d’Adrien Rabiot a poussé les dirigeants du club à intensifier leur activité sur le marché, et ils ont réussi un gros coup avec l’arrivée de Benjamin Pavard. Moins médiatisé, un autre dossier travaillé en coulisses mérite pourtant toute notre attention : celui d’Axel Disasi.
D’après les révélations du journaliste Kieran Gill (Daily Mail), l’OM, au même titre que l’AS Monaco, a approché Chelsea pour tenter d’obtenir un prêt de l’international français. Formé au Paris FC, puis passé par Reims et Monaco, Disasi aurait représenté un retour séduisant en Ligue 1, où son profil polyvalent et expérimenté aurait renforcé une défense marseillaise en difficulté en ce début de saison. Mais la réglementation FIFA sur les prêts internationaux a mis un frein abrupt à l’opération.
Pourquoi le deal a échoué ? Les règles FIFA en cause
Le règlement FIFA limite le nombre de prêts internationaux sortants à huit pour chaque club, et Chelsea, qui s’est déjà séparé temporairement de plusieurs joueurs — dont Nicolas Jackson vers le Bayern Munich —, avait atteint ce quota. Résultat : impossible de formaliser un prêt de Disasi sans contrevenir au règlement. Une déception pour Marseille, qui espérait combler les failles aperçues lors des défaites face à Rennes et à l’OL, lors des trois premières journées.
La direction marseillaise, bien consciente des lacunes défensives observées à l’automne, avait donc anticipé en travaillant plusieurs profils. Si Disasi représentait une assurance tous risques pour muscler l’axe, c’est finalement Nayef Aguerd (prêté par West Ham) et Benjamin Pavard qui ont renforcé l’arrière-garde. Un mal pour un bien ?
Pavard plutôt que Disasi : quel impact dans la saison ?
Le choix — ou plutôt le plan B — n’est pas dénué de sens. Pavard, champion du monde 2018, possède une expérience européenne hors norme, un tempérament taillé pour la Ligue 1 et une mentalité de guerrier. Dès son arrivée, il a enchaîné les séances pour s’intégrer rapidement dans le dispositif marseillais. Son message sur les réseaux, « Je suis vraiment très heureux de rejoindre l’OM », témoigne d’une vraie motivation à faire rayonner le blason marseillais. L’ex-Bavarois a du répondant et, dans un contexte ultra-concurrentiel comme la Ligue 1 version 2025-2026 — dominée en ce début de saison par le PSG — son arrivée envoie un signal fort.
C’est d’ailleurs aussi sur ce terrain que la rivalité OM-PSG pourrait encore s’intensifier. Car rappeler un Bleu dans les rangs phocéens, c’est aussi faire contrepoids à la stratégie parisienne d’internationalisation de son effectif. Un recrutement plus français (Rabiot, Pavard) témoigne de la volonté marseillaise de créer un noyau dur tricolore crédible face à la constellation de stars parisiennes.
Une défense en reconstruction mais des ambitions intactes
Si le recrutement de Disasi aurait renforcé un peu plus le secteur défensif, Marseille repart tout de même avec Pavard, Aguerd et la résurgence attendue de Mbemba. Le coach espagnol, Diego Martinez, devra trouver l’équilibre entre expérience et complémentarité d’ici les prochaines échéances en Ligue 1 et dans la nouvelle Ligue Europa, dont l’OM fait l’un de ses objectifs prioritaires.
L’axe Pavard-Aguerd, très prometteur sur le papier, sera scruté de près autour du choc tant attendu contre le PSG prévu au mois d’octobre. Une rencontre où chaque détail comptera, notamment en défense, pour tenter de renverser l’ogre parisien.