La saison 2025-2026 commence à peine que l’Olympique de Marseille montre déjà les signes d’une réorganisation profonde. Après un mercato tumultueux, la formation phocéenne entre dans une nouvelle phase : celle de l’assainissement. Et dans ce contexte, une décision radicale pourrait être prise concernant un joueur mis au placard depuis bien trop longtemps.
Une fin de parcours inévitable pour Ruben Blanco ?
Recruté en 2022 pour renforcer la hiérarchie des gardiens, Ruben Blanco n’a jamais véritablement réussi à s’imposer comme une alternative crédible à Pau Lopez. Barré par ce dernier, l’Espagnol de 29 ans s’est lentement installé dans un rôle d’éternel remplaçant. La situation s’est définitivement cristallisée cet été, avec sa mise à l’écart pendant la reprise. Considéré comme indésirable par Roberto De Zerbi, Blanco a été envoyé dans le tant redouté « loft » marseillais, synonyme de mise à l’écart sans retour.
Selon des informations de L’Équipe, l’OM envisage désormais de rompre unilatéralement la dernière année de contrat de Blanco, tant les chances de le recaser ou de le voir accepter un rôle secondaire sont faibles. Une telle démarche aurait pour principale vertu de dégager une partie de la masse salariale du club, déjà fortement impactée par l’imposant mercato estival (12 arrivées pour 15 départs).
Derrière le cas Blanco, un problème structurel
La situation du gardien espagnol met en lumière une problématique plus large au sein de l’effectif olympien : l’accumulation de joueurs sous contrat mais sans utilité sportive. Outre Blanco, d’autres éléments comme Pol Lirola, Amine Harit ou encore Neal Maupay – tous recrutés à prix forts ou avec des salaires conséquents – se retrouvent dans une impasse similaire.
C’est un véritable casse-tête économique pour Pablo Longoria et son staff. Faute d’offres concrètes et d’intérêt sur le marché pour ces joueurs très bien rémunérés, le club est contraint de considérer des résiliations de contrat à l’amiable. Là encore, la stratégie pourrait surprendre, tant elle contraste avec les standards observés dans les clubs européens bien gérés… ou les rivaux historiques. Du côté du PSG, la gestion de joueurs hors des plans sportifs semble, sur les dernières saisons, plus maîtrisée, avec des prêts ciblés ou des ventes réussies, comme en témoignent les départs récents de joueurs comme Kurzawa ou Paredes par le passé.
Quels impacts sur les ambitions de l’OM cette saison ?
Roberto De Zerbi, pour asseoir son projet à Marseille, a besoin d’un groupe réduit, impliqué et compétitif, capable de rivaliser aussi bien en Ligue 1 qu’en Ligue Europa, deux compétitions dans lesquelles l’OM nourrit de sérieuses ambitions pour l’exercice 2025-2026. Maintenir des joueurs sans réelle chance de temps de jeu n’est pas seulement onéreux, cela peut devenir toxique pour le vestiaire.
Dans cette logique, le dégraissage n’est pas qu’une question de finances, c’est un impératif sportif. La résiliation de contrats comme celui de Blanco enverrait un signal fort : celui d’un Olympique de Marseille en action, refusant les compromis et prêt à prendre des mesures impopulaires si elles servent la cohérence du groupe.
D’autant que la rivalité avec le PSG continue de nourrir les ambitions olympiennes. À cinq points du leader parisien après quatre journées, l’OM ne peut se permettre de traîner des boulets et encore moins d’offrir des distractions internes. La chasse au titre et la quête d’une Europa League historique exigent un groupe resserré et uni autour du projet De Zerbi.
Conclusion : une décision symbolique et stratégique
La probable résiliation du contrat de Ruben Blanco est plus qu’un simple choix de gestion : elle incarne la volonté de l’OM de tourner une page et de ne garder que les éléments compatibles avec les exigences de Roberto De Zerbi. Cette opération, si elle se concrétise, pourrait ouvrir la voie à d’autres départs dans les semaines à venir, malgré la fermeture du mercato. Une chose est sûre : à Marseille, la saison 2025-2026 se joue aussi en dehors des terrains.