Benjamin Pavard est Marseillais, et ce n’est pas un coup du hasard ! L’arrivée du défenseur international français à l’Olympique de Marseille en toute fin de mercato a créé la sensation. Plus encore, c’est l’influence d’un certain Adrien Rabiot qui a pesé lourd dans la balance, comme l’a révélé Pavard en conférence de presse ce jeudi. Plongée dans les dessous d’un transfert stratégique et plein d’ambitions pour la saison 2025-2026.
Un transfert stratégique pour l’OM et Pavard
L’OM n’a pas manqué son coup lors du dernier jour du mercato estival 2025. Benjamin Pavard, en provenance de l’Inter Milan, a rejoint les rangs phocéens en prêt payant avec option d’achat. Un renfort de choix pour Roberto De Zerbi, qui récupère un joueur d’expérience, champion du monde 2018, polyvalent (central ou latéral droit) et animé d’un véritable désir de performance.
« Dès qu’il y a eu l’intérêt de l’OM je n’ai pas hésité », a déclaré Pavard, clairement séduit par le projet sportif présenté par Mehdi Benatia et Pablo Longoria. Signe d’un mercato maîtrisé à Marseille, face notamment à la stratégie toujours offensive du PSG sur le marché des transferts. Alors que Paris a consolidé sa défense avec des noms émergents, l’OM a misé sur l’expérience et le pedigree européen de Pavard.
Adrien Rabiot, le rôle méconnu dans le choix de Pavard
Si la signature de Pavard s’est décidée sur le fil, elle n’est en réalité que l’aboutissement d’échanges et de conseils soigneusement distillés par son coéquipier en Équipe de France, Adrien Rabiot. « Adrien ne m’a dit que du bien de Marseille, il m’a conforté dans mon choix », a confié Pavard ce jeudi (source : La Provence). L’ex-joueur du PSG a donc contribué, indirectement, à faire pencher la balance en faveur de l’OM. Un clin d’œil délicieux à la rivalité entre les deux clubs, tant Rabiot reste associé à l’institution parisienne.
À un an de la Coupe du Monde 2026, Pavard veut retrouver une visibilité maximale. Revenir en Ligue 1 – et surtout dans un club au rayonnement puissant comme Marseille – est un choix sportif réfléchi. Il veut prouver sa valeur en France, après neuf années d’expatriation en Allemagne puis en Italie. Et pour cela, rien de mieux qu’un Vélodrome incandescent, un coach ambitieux et un groupe rajeuni mais compétitif.
Une arrivée calculée pour briller en Ligue des champions
L’ambition est claire du côté de Pavard : faire briller l’OM dans toutes les compétitions, à commencer par la Ligue des champions. « Si je ne sentais pas que l’OM pouvait faire quelque chose en C1, je ne serais pas venu », martèle-t-il. Il sait la pression qui entoure cette mission, mais il compte en faire un moteur plus qu’un frein. Roberto De Zerbi, adepte d’un jeu léché et tactique, saura pleinement exploiter sa polyvalence dans une défense qui manquait parfois de liant la saison passée.
Le match contre Lorient, ce vendredi, sera peut-être son premier test. Déjà affûté physiquement après son rassemblement avec les Bleus, il se dit « très prêt » à aider le collectif. En ligne de mire, les chocs contre le PSG et le Real Madrid d’ici l’automne. Bien que Pavard refuse pour l’instant d’évoquer ces affiches très attendues, il est évident que sa présence offre un atout de poids à l’arrière-garde marseillaise, notamment pour museler les attaques de Kylian Mbappé ou Vinicius Junior.
À la conquête des titres et de nouvelles émotions
Vivre des émotions, se rapprocher de sa famille (et de sa femme marseillaise), découvrir l’ambiance unique du Vélodrome : pour Pavard, ce retour en France est aussi personnel. Mais loin de s’installer dans un confort émotionnel, il veut s’imposer comme l’un des leaders de cette nouvelle ère phocéenne. Un message fort au PSG, qui voit l’OM structurer son effectif avec rigueur, loin du tumulte qui accompagnait les mercatos olympiens des saisons passées.
Enfin, Pavard a tenu à rendre hommage à Steve Mandanda, fraîchement retraité. Il évoque une légende du club, qu’il espère croiser bientôt au stade. Preuve que l’intégration est déjà bien entamée, et que la culture OM l’a déjà imprégné.