LFP : Longoria isolé, Waldemar Kita le pousse à la démission après un clash explosif

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Le conseil d’administration de la LFP, tenu ce lundi 15 septembre 2025, a mis à nu des fractures profondes au sein du football français. Et au cœur des orages, un nom ressort avec fracas : Pablo Longoria. Le président de l’Olympique de Marseille a essuyé une attaque frontale de Waldemar Kita, président du FC Nantes, dans une séquence tendue et révélatrice des tensions politiques qui secouent la Ligue.

Un conseil sous haute tension autour du projet Ligue 1+

La réunion, censée faire avancer le projet Ligue 1+, a rapidement viré à la foire d’empoigne. Si le service de streaming de la Ligue a dépassé le million d’abonnés — succès apparent —, la réalité économique reste beaucoup moins reluisante pour les clubs. Les retombées financières sont jugées insuffisantes, forçant plusieurs formations, dont l’OM, à continuer de fonctionner avec une rigueur budgétaire accrue pour cette saison 2025-2026.

L’absence du président de la FFF, Philippe Diallo, a aggravé le flou autour de la gouvernance du football français. Plusieurs figures de la Ligue, irritées par les récentes déclarations de Frank McCourt, propriétaire de l’OM, ont pointé du doigt Pablo Longoria, jugé trop proche des initiatives visant à remettre en cause la position de Vincent Labrune. Un tabou chez les présidents encore fidèles à l’actuel patron de la LFP.

Le choc Kita-Longoria : une fracture personnelle et institutionnelle

Waldemar Kita n’a pas mâché ses mots. Selon les informations de RMC Sport, le dirigeant canari a confronté Longoria de manière frontale : « Tu n’as pas honte, qui es-tu pour dire ça ? », aurait-il lancé, faisant allusion aux propos tenus par le président marseillais en janvier dernier à Auxerre où il dénonçait un « championnat de merde » gangrené par la « corruption ». Face à ce rappel brutal, Longoria est resté droit dans ses bottes, refusant de revenir sur ses déclarations controversées.

La sortie de Kita a pris un tour encore plus personnel quand il a souligné ses origines en lançant : « Quand on crache sur le pays, ce n’est pas possible, et c’est un Polonais qui te parle ». Véritable punchline destinée à renforcer son image de dirigeant protecteur des valeurs du football français, mais aussi pour isoler davantage le président marseillais.

Longoria en danger : et l’OM dans tout ça ?

Cette crise de gouvernance ne pourrait pas plus mal tomber pour l’OM, déjà sous pression sportive avec une saison 2025-2026 placée sous le signe du renouveau après un été mouvementé sur le marché des transferts. Alors que le PSG continue son écrasante domination en Ligue 1 et qu’il se montre intraitable en Ligue des Champions, Marseille espère encore se repositionner dans la course au podium, mais de telles tensions en coulisses risquent de perturber sa stabilité institutionnelle.

Longoria, personnage-clé du projet sportif olympien, est aussi celui qui incarne un certain volontarisme réformateur dans les hautes sphères du football français. Mais son isolement dans les débats de la LFP pourrait fragiliser son autorité, voire relancer des spéculations sur une possible démission de son poste de représentant de la Ligue 1.

Le soutien apporté à Vincent Labrune dans ce conseil montre que Marseille reste dans une position minoritaire politiquement, et cela peut avoir un impact direct sur l’influence du club au sein des décisions majeures de la saison à venir. En comparaison, le PSG, qui entretient des relations plus apaisées avec la LFP, pourrait en sortir renforcé dans la dynamique des instances.

Quelles conséquences pour la suite de la saison ?

Au-delà de l’incident verbal, cet affrontement souligne les tensions structurelles qui gangrènent la Ligue 1, à l’aube d’une réforme profonde de son modèle économique. Pour l’OM, dont l’avenir financier est étroitement lié aux décisions de la LFP, la présence de Longoria dans les organes décisionnaires n’est pas un détail. Sa mise à l’écart pourrait priver le club d’une voix essentielle pour défendre ses intérêts, notamment dans le cadre de la centralisation des droits TV et de la gestion de Ligue 1+.

La fracture est béante. L’heure est désormais au choix pour Longoria : parier sur la confrontation au risque d’isoler l’OM durablement, ou adopter un profil bas sans renier ses prises de position. Dans tous les cas, ce clash vient rappeler à quel point les lignes de fracture dans le football français ne sont pas seulement sportives mais aussi politiques — et dans ce jeu d’influence, Paris semble mieux armé pour manœuvrer.

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