OM : Angel Gomes dévoile les différences entre De Zerbi et Fonseca

Photo of author

Aricle écrit par Maxime Nauzit

Depuis son arrivée à l’Olympique de Marseille à l’été 2025, Angel Gomes ne cesse de faire parler de lui. Recruté libre après la fin de son contrat avec Lille, l’ancien milieu offensif des Dogues a rapidement trouvé ses marques dans la cité phocéenne. Dans une interview accordée à Le Phocéen, il est revenu sur sa décision de signer à l’OM… et sur les différences marquantes entre les deux entraîneurs qu’il a côtoyés récemment : Paulo Fonseca et Roberto De Zerbi.

Deux entraîneurs, deux philosophies

Angel Gomes est formel : entre Paulo Fonseca, son ancien coach au LOSC, et Roberto De Zerbi, le tacticien italien fraîchement nommé à la tête de l’OM, les différences sont nettes. « Ce que De Zerbi me demande est différent de ce que me demandait Fonseca », explique-t-il. Si les deux techniciens partagent un amour pour le jeu basé sur la possession, leurs méthodes d’application divergent.

Fonseca privilégiait une approche plus structurée, où Gomes évoluait selon des rôles bien définis : parfois en meneur de jeu (10), parfois à la récupération (6). Mais sous De Zerbi, l’Anglais découvre une nouvelle exigence axée sur la fluidité des positions, la lecture du jeu et une implication totale des milieux dans les phases offensives et défensives. Une polyvalence qui pousse Gomes à élever son niveau de jeu pour répondre aux demandes du technicien italien, réputé pour son exigence tactique.

De Zerbi, souvent cité comme un “Pep Guardiola à l’italienne”, mise sur un pressing intense, des circuits de passe sophistiqués et une grande liberté d’expression dans le dernier tiers. L’impact sur l’OM se fait déjà sentir en Ligue 1, où les Phocéens affichent une qualité de jeu saluée… mais aussi scrutée par leurs rivaux, notamment le PSG qui n’a jamais cessé de surveiller du coin de l’œil l’émergence d’un concurrent crédible.

Un choix réfléchi, une ambition européenne

Angel Gomes aurait pu retourner en Premier League, mais a préféré l’OM pour plusieurs raisons qu’il ne cache pas. Il souligne l’importance de son entretien avec le staff pendant la pré-saison : « Ça a rendu mon choix plus facile. Je suis très heureux d’être ici. » L’ambition européenne de Marseille, porté par une deuxième place en Ligue 1 2024-2025 et une participation en Ligue des Champions 2025-2026, a visiblement pesé lourd dans la balance.

« On se bat pour de grandes choses », martèle Gomes, confiant en la capacité de l’effectif à briller malgré la complexité du calendrier. Le milieu anglais insiste sur le fait que l’OM n’est pas un plan B pour sa carrière, mais un tremplin vers les sommets européens. Et quand il évoque le Vélodrome, son regard s’illumine : « C’est spécial. Le Vélodrome est dans le top 3 des stades en Europe. » Une déclaration forte, surtout quand elle place l’enceinte phocéenne au-dessus d’icônes comme Anfield ou St James’ Park.

En attentant, Gomes s’adapte avec sérieux au système de De Zerbi. Polyvalent, il alterne entre les postes de 6, 8 et 10 selon les besoins tactiques. Un atout précieux dans un effectif où les automatismes se construisent encore. Sous l’œil avisé de De Zerbi, le jeune Anglais apprend chaque semaine à jouer « dos au jeu », à comprendre quand décrocher ou rester dans les espaces, un apprentissage exigeant mais prometteur.

Quel impact pour l’OM dans la lutte avec le PSG ?

À l’heure où l’OM cherche à exister en Ligue 1 face à un PSG toujours dominateur, la montée en puissance d’Angel Gomes s’annonce comme un facteur-clé. Son profil technique et son intelligence tactique en font une pièce maîtresse du jeu léché voulu par De Zerbi.

Alors que le PSG s’appuie sur des stars mondiales et une puissance financière toujours aussi imposante, l’OM mise sur un collectif structuré autour de jeunes talents comme Gomes. La rivalité historique entre les deux clubs ne cesse de s’intensifier au fil des saisons, et cette saison 2025-2026 n’échappera pas à la règle. Si Paris reste favori, Marseille espère jouer les trouble-fêtes en championnat… et pourquoi pas, recroiser les Parisiens en Europe.

En conclusion, l’arrivée d’Angel Gomes témoigne d’un recrutement stratégique réussi par Pablo Longoria et son staff. En laissant la lumière à un joueur qui se fond parfaitement dans les exigences de De Zerbi, tout en incarnant un projet crédible, l’OM se donne les moyens de rêver plus haut. Un rêve que le PSG tentera évidemment de briser. Mais cette fois, l’obstacle marseillais semble un peu plus solide.

Laisser un commentaire