Depuis son arrivée à l’Olympique de Marseille à l’été 2025, Benjamin Pavard n’a pas tardé à marquer de son empreinte le vestiaire olympien. Contre Nice le week-end dernier, l’ancien du Bayern Munich et de l’Inter a été aligné dans une position inédite, déclenchant les interrogations… et les éloges. Sa décision de changer de zone sur le terrain n’est pas anodine dans le plan de Roberto De Zerbi. Et à quelques semaines d’un Clasico bouillant face au PSG, l’OM semble avoir trouvé un nouvel équilibre.
Le choix mûri de Pavard : plus qu’un repositionnement, une évolution tactique
À l’origine défenseur central ou latéral droit, Benjamin Pavard a surpris tout le monde en évoluant comme défenseur axial droit dans une défense à trois lors du succès marseillais contre Strasbourg (2-0, J8 L1). Un choix stratégique qu’il aurait lui-même proposé, comme le rapporte Onze Mondial. Ce basculement intelligent permet à De Zerbi de densifier son entrejeu tout en solidifiant l’axe : « Je me sens plus utile dans ce registre, plus libre aussi », aurait confié Pavard à son entourage selon FootMercato.
Côté marseillais, cette réorganisation défensive tombe à pic. Depuis les errements de début de saison, où l’OM a encaissé 9 buts en 5 journées, la défense s’est transformée. Pavard, par son leadership, son expérience des grands clubs européens et son sens de la relance, apporte plus qu’une simple stabilité : il insuffle une nouvelle culture tactique.
Une arme précieuse pour De Zerbi, qui prépare déjà le Clasico contre Paris
À l’approche du très attendu OM-PSG, prévu début novembre au Vélodrome, l’impact du repositionnement de Pavard se fera sentir. Face aux flèches parisiennes comme Ousmane Dembélé, auteur déjà de 3 passes décisives en Ligue 1 cette saison, ou Kolo Muani, De Zerbi aura besoin d’une défense à la fois compacte et mobile. C’est là que Pavard, expérimenté dans les duels de haut niveau, sera précieux.
À noter que Roberto De Zerbi, fraîchement arrivé à Marseille après l’échec du passage de Jean-Louis Gasset, imprime peu à peu son style. Et l’adaptabilité des recrues phocéennes comme Pavard ou Amadou Onana (arrivé d’Everton) est essentielle dans sa quête de verticalité et d’agressivité collective.
Le Clasico va aussi être mis sous tension médiatique après des déclarations musclées d’anciens olympiens : « Il faut arrêter de donner trop de crédit à Paris, ils n’ont pas ce supplément d’âme », déclarait récemment un ex-joueur de l’OM à Onze Mondial. Rien de tel pour attiser encore un peu plus la rivalité avec le PSG…
Quel impact pour le reste de la saison marseillaise ?
En Europa League, l’OM réalise un parcours solide avec deux victoires en deux matchs, et l’influence de Pavard dans la rotation commence déjà à se faire sentir. Face à des adversaires comme le Panathinaïkos ou le Club Brugge, l’expérience de Coupe d’Europe de l’international français est une bénédiction pour un collectif encore en construction.
En Ligue 1, Marseille vise une qualification directe pour la Ligue des champions. Rivaux déclarés de Monaco et de Lille pour le podium, les Marseillais savent qu’ils devront faire preuve d’une régularité féroce. Avec une défense relancée par Pavard et une attaque portée par Aubameyang (déjà 5 buts cette saison), les ambitions du club olympien commencent à prendre forme, enfin.
La dynamique positive autour de Benjamin Pavard incarne ainsi le regain de confiance d’un OM en plein renouveau, mené par un entraîneur qui ose et un effectif qui s’adapte. De bon augure avant un hiver chargé, entre championnat, Europe et… rivalité toujours plus brûlante avec le PSG.