Après un début de saison ambitieux en Ligue des Champions, l’Olympique de Marseille s’est une nouvelle fois incliné à l’extérieur, cette fois sur la pelouse du Sporting Portugal (2-1). Une défaite symptomatique d’un vrai mal profondément enraciné chez Roberto De Zerbi : son incapacité à performer en déplacement sur la scène européenne.
Des débuts prometteurs vite gâchés
Le scénario à Lisbonne a de quoi frustrer les supporters marseillais. Dominateurs en première période, les Olympiens avaient bien entamé la rencontre avec une ouverture du score signée Igor Paixao, d’une frappe splendide à la 18e minute. Quelques minutes plus tard, Emerson obtenait même un pénalty crucial… Mais tout bascula. Non seulement l’arbitre, après consultation de la VAR, annula la sanction en faveur des Marseillais, mais il exclut également Emerson pour un second carton jaune, conséquence immédiate et fatale.
Réduits à dix, les hommes de De Zerbi ont subi la pression constante du Sporting en seconde période. Les vagues portugaises ont fini par emporter une défense marseillaise à bout, encaissant deux buts successifs. Un retournement de situation brutal qui expose crûment les limites du projet marseillais hors de ses terres.
Lourde statistique pour Roberto De Zerbi
Cette nouvelle déconvenue confirme une donnée glaçante : Roberto De Zerbi a perdu ses cinq matchs de Ligue des Champions disputés à l’extérieur au cours de sa carrière. Pire encore, ses équipes ont toujours encaissé au moins deux buts lors de ces rencontres. C’est dire si le technicien italien peine à transposer sa philosophie offensive lorsqu’il joue loin de ses bases.
Face au Real Madrid au Bernabeu pour la première journée : défaite 3-1. Désormais contre le Sporting : revers 2-1. Ces prestations interrogent. L’OM affiche une volonté de prendre le jeu à son compte, mais se fragilise dès qu’il s’agit de défendre avec discipline et intensité sous pression.
Alors que la direction avait fait de la C1 une priorité pour affirmer le renouveau du club, cette série noire pèse lourd. Le lien avec la rivalité historique PSG-OM est inévitable : alors que le Paris Saint-Germain, après de longues années de déceptions sur le plan européen, semble enfin avoir trouvé la recette avec un équilibre retrouvé sous Luis Enrique, l’OM de De Zerbi reste englué dans ses contradictions.
Quel impact pour la suite de la saison ?
Heureusement pour les Phocéens, le calendrier offre deux rencontres capitales au Vélodrome : d’abord face à l’Atalanta, puis contre Newcastle. Deux matchs à domicile pour se relancer et espérer une qualification. Une obligation, car lors de la dernière journée, les Marseillais devront se rendre chez l’Union Saint-Gilloise : encore un déplacement sous tension.
Au-delà de la Ligue des Champions, cette faiblesse à l’extérieur pourrait peser lourd également en championnat. De Zerbi devra corriger vite cette incapacité à transporter ses idées hors du Vélodrome, au risque de compromettre les ambitions nationales du club. D’autant que les déplacements au Parc des Princes et à Monaco sont encore au menu cette saison.
La question est désormais claire : l’OM de Roberto De Zerbi peut-il vraiment franchir un cap avec une telle fragilité loin de Marseille ? À l’heure où chaque point devient décisif dans un groupe européen serré, chaque choix tactique et chaque ajustement défensif pèsera lourd.
Pour l’heure, l’enthousiasme généré par l’arrivée du coach italien peine à résister à l’épreuve du terrain. Et à l’extérieur, la facture devient de plus en plus salée.