L’Olympique de Marseille a remporté une victoire capitale face au Stade Rennais (3-1), mais une grosse controverse arbitrale fait couler beaucoup d’encre à l’issue de cette rencontre comptant pour la 7e journée de Ligue 1 2025-2026. Une intervention dangereuse d’Ethan Nwaneri sur Glen Kamara en première période aurait logiquement dû valoir un carton rouge. Retour en profondeur sur cette erreur d’arbitrage qui aurait pu bouleverser le scénario du choc.
Un tournant oublié : l’intervention musclée de Nwaneri
Dès la 23e minute, alors que le score est encore à l’avantage du Stade Rennais, une action fait basculer le match – ou plutôt aurait dû. Le jeune Ethan Nwaneri, aligné en milieu relayeur par Roberto De Zerbi, intervient de façon agressive, semelle en avant, sur le Finlandais Glen Kamara, récemment arrivé à l’OM en provenance de Leeds.
Sur le moment, l’arbitre central Thomas Leonard décide de ne sanctionner cette action que d’un simple avertissement verbal. La VAR, étrangement inactive sur cette phase malgré la violence de l’intervention, ne revoit pas l’action. Pourtant, les ralentis diffusés en fin de match parlent d’eux-mêmes : semelle haute, absence de contrôle, contact direct… tous les ingrédients d’un rouge y étaient.
Le coach du Stade Rennais, Habib Beye, n’a pas mâché ses mots en conférence de presse d’après-match : “Le match a été modifié par notre erreur du début de match et par l’erreur du trio arbitral, qui a eu l’honnêteté de le reconnaître” (source : conférence de presse diffusée par Prime Video Ligue 1), avant de souligner également les lacunes de son groupe.
Impact direct sur le match et le classement
Ce fait de jeu n’est pas anodin. À 11 contre 11, l’OM a su inverser la vapeur grâce à des buts de Greenwood, Aubameyang et une solide performance collective. Mais si Nwaneri avait été expulsé, la domination marseillaise aurait probablement été plus nette, voire précipitée bien avant l’heure de jeu. À l’inverse, un Stade Rennais en supériorité numérique aurait pu tuer le match après l’ouverture du score d’Amine Gouiri.
En termes de classement, cette victoire permet à l’OM de respirer, alors que les hommes de De Zerbi sortaient d’une période critique marquée par une élimination piteuse en Ligue des Champions et un nul inquiétant face au Paris FC. Marseille, qui mise gros sur cette saison pour refaire parler de lui sur la scène nationale – notamment face à son éternel rival le PSG – ne pouvait pas se permettre une nouvelle contre-performance.
Face au Paris Saint-Germain, leader solide depuis le début de la saison, chaque point compte. Et chaque décision arbitrale aussi. Les Marseillais l’ont appris à leurs dépens dans le passé, et cette fois, le sort leur a souri dans un contexte tendu.
Un arbitrage sous pression, la VAR pointée du doigt
Ce nouvel épisode met une fois de plus en lumière les limites du protocole d’assistance vidéo. Comment une action aussi flagrante a-t-elle pu échapper aux radars alors que la VAR est censée assurer l’équité sportive et éviter ce type d’erreurs ?
La reconnaissance de l’erreur par le corps arbitral – chose rare en Ligue 1 – relance de vives critiques autour de l’interprétation des fautes et du manque d’uniformité. Pour l’OM, c’est un répit bienvenu, mais il faudrait éviter de fonder ses succès sur les imprécisions de l’arbitrage. Car la saison est longue, et les confrontations directes face à des adversaires comme le PSG ou Monaco ne laissent aucune place au doute.
À l’approche d’un déplacement périlleux à Lens, cette polémique montre que si l’OM veut réellement rivaliser pour le podium, voire plus, il devra avant tout compter sur une rigueur absolue – et un arbitrage à la hauteur du niveau affiché cette saison.