OM : Greenwood affole les compteurs comme Papin, la comparaison légitime ?

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Depuis son arrivée sur la Canebière à l’été 2024, Mason Greenwood ne cesse de faire parler de lui. L’attaquant anglais, recruté pour 26 millions d’euros en provenance de Manchester United, explose tous les compteurs avec déjà 22 buts en 31 matchs toutes compétitions confondues. Dernier en date : un but clinique contre le Stade Rennais en Coupe de France qui propulse l’OM en quarts, et place Greenwood dans la continuité d’un mythe marseillais : Jean-Pierre Papin. Culte.

Greenwood, un début de saison stratosphérique

Sur la pelouse du Vélodrome, Mason Greenwood fait plus que briller. Il incarne le renouveau offensif d’un Olympique de Marseille qui vise haut pour sa saison 2025-2026. Grâce à ses statistiques affolantes, l’Anglais égale une performance historique de Jean-Pierre Papin, auteur de 22 buts lors de ses 31 premières apparitions en 1991-1992. À l’époque, « JPP » dominait la Ligue 1, écrasait l’Europe et emmenait l’OM vers des sommets qui font encore vibrer les nostalgiques du club.

Mais si le chiffre est identique, le contexte diffère. Papin évoluait dans une formation ultra-dominante du championnat, là où Greenwood s’adapte à un OM plus instable mais ambitieux, engagé sur plusieurs tableaux (Ligue 1, Coupe de France et Ligue Europa). Néanmoins, la comparaison se justifie par l’efficacité et la régularité de Greenwood. Ses 22 buts ne sont pas des coups d’éclat isolés : ils traduisent une constance dans la performance, face à des adversaires de tous calibres.

L’atout offensif numéro 1 de l’OM

Au cœur du système mis en place par l’entraîneur phocéen pour la saison 2025-2026, Mason Greenwood est plus qu’un finisseur : il catalyse l’animation offensive. Sa polyvalence technique, son pied gauche dévastateur et sa lecture du jeu permettent à Marseille d’élargir sa palette offensive. À l’inverse d’un pur numéro 9, il dézone, crée des décalages et fait jouer ses partenaires. C’est une menace constante – y compris pour une équipe hyper organisée comme le PSG.

Le Classique entre Paris et Marseille s’annonce d’ailleurs palpitant. Car si Paris peut compter sur sa richesse offensive (Mbappé reste, Ramos s’impose), Greenwood est aujourd’hui le joueur le plus décisif du collectif marseillais. Un élément clé au moment d’aborder les grandes échéances printanières qui décideront du destin de la saison : course au podium en Ligue 1, tournoi final de Ligue Europa… et surtout, Coupe de France, où l’OM n’a plus rien remporté depuis 1989.

Vers une nouvelle légende du Vélodrome ?

Si les supporters marseillais en rêvent déjà, Greenwood n’est évidemment pas encore Papin. Le Ballon d’Or 1991 avait inscrit 38 buts toutes compétitions confondues lors de cette fameuse saison 91-92. Mais vu le rythme actuel de l’Anglais, passer la barre des 30 buts est envisageable – voire probable. Cela ferait de lui l’un des buteurs les plus prolifiques du club au XXIe siècle.

Le plus impressionnant, c’est la capacité du joueur à enchaîner dans un environnement exigeant, où la pression est constante. Alors que certains redoutaient son adaptation après plusieurs années sans jouer comme titulaire à Manchester, Greenwood fait taire les sceptiques. Il a su conquérir le vestiaire et les tribunes, et redonné espoir à tout un club assoiffé de titres.

Sa performance contre Rennes, lors du large succès 3-0 (8e de finale de Coupe de France), pourrait bien être un tournant. Pour Greenwood, c’est historique : ce 22e but l’inscrit dans l’Histoire du club. Pour l’OM, une fenêtre s’ouvre : celle d’un trophée qui échappe au club depuis trop longtemps. Et si Mason Greenwood était le facteur X d’un retour triomphal de l’OM au sommet ?

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