Azzedine Ounahi vers Brighton : un transfert à 11 M€ qui pourrait inspirer le PSG ?

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Aricle écrit par Maxime Nauzit

Alors que l’Olympique de Marseille s’apprête à encaisser un juteux chèque de 11 millions d’euros grâce au transfert imminent d’Azzedine Ounahi vers Brighton, cette opération soulève bien des questions côté parisien. Entre gestion d’effectif, valorisation des joueurs en prêt et négoce intelligent, l’OM montre ici une stratégie de sortie réussie. Analyse d’un deal qui, au-delà du Vieux-Port, mérite une attention toute particulière du Paris Saint-Germain.

Un prêt transformé en jackpot : le modèle marseillais sur Ounahi

Azzedine Ounahi, milieu marocain arrivé à l’OM après une Coupe du Monde 2022 étincelante, n’a jamais réellement trouvé sa place sur la Canebière. Ballotté entre les blessures, les changements tactiques et une concurrence féroce au milieu, son profil élégant et technique n’a pas su s’imposer durablement dans l’entrejeu phocéen.

Face à cette impasse, la direction marseillaise a opté pour une solution mesurée mais ambitieuse : un prêt au Panathinaïkós. Pari gagnant. Ounahi a brillé en Super League grecque, reprenant confiance et valeur sur le marché. Résultat : Brighton, club connu pour son flair en recrutement, est tombé sous le charme. Selon Foot Mercato, les discussions sont avancées, un accord oral est trouvé avec le joueur pour un contrat de quatre ans, et l’OM réclame environ 11 millions d’euros.

Un très bon coup pour l’Olympique de Marseille, qui réalise une plus-value sur un joueur en fin de cycle chez eux. Mais plus qu’une bonne affaire, c’est un cas d’école stratégique.

Ce que le PSG peut apprendre de cette vente

Le Paris Saint-Germain, toujours engagé dans une gestion complexe d’un effectif pléthorique, pourrait tirer bien des leçons de cette approche. À commencer par celle-ci : un prêt bien ciblé peut relancer une cote de marché tout en rendant service au club vendeur.

Des joueurs comme Hugo Ekitike, Carlos Soler ou même Renato Sanches, aujourd’hui sur le départ mais difficilement valorisables dans l’immédiat, pourraient bénéficier d’un scénario similaire. Plutôt que de brader ou d’user de résiliations coûteuses, pourquoi ne pas choisir la voie d’une visibilité ciblée dans des championnats valorisants comme la Bundesliga, la Serie A ou l’Eredivisie ?

De plus, Brighton, club piloté par une vision analytique et moderne du football, incarne un projet auquel un certain nombre de jeunes Parisiens hors des plans de Luis Enrique pourraient s’adapter. Le profil d’un Ismaël Gharbi, par exemple, correspond parfaitement aux standards du club anglais.

Impact potentiel sur la stratégie parisienne cet été

Alors que Luis Campos affine son mercato, ce transfert Ounahi met aussi en lumière l’importance pour le PSG d’anticiper davantage les mouvements dit « secondaires ». Trop souvent concentré sur les gros noms ou les départs retentissants, Paris pourrait grandement bénéficier d’une politique de prêts intelligents adossés à des clauses claires et valorisantes, surtout pour les joueurs en perte de temps de jeu.

Avec l’absence de Fair-Play Financier réel cette année mais la nécessité de restructurer un effectif cohérent autour de jeunes à fort potentiel, maximiser la valeur économique des joueurs en transition est une exigence, pas une option.

Le cas Ounahi, finalement, n’est pas qu’un chèque marseillais à encaisser. C’est une leçon pour Paris. Valoriser, prêter intelligemment, capitaliser : voici une formule qui peut parfaitement s’appliquer à la capitale, si l’on veut rester compétitif, pas seulement sur le terrain, mais aussi sur le plan économique et stratégique.

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